Tom kha kai : la soupe de poulet au lait de coco et au galanga

Le lait de coco donne la rondeur ; le citron vert réveille le bouillon. Entre les deux, le galanga apporte le parfum qui fait reconnaître le tom kha kai, également écrit tom kha gai. Cette soupe thaïlandaise au poulet se prépare dans une seule casserole, à condition de ne pas verser tous les ingrédients en même temps. Voici une version pour quatre personnes, à servir avec du riz.

Tom Kha Kai, la recette de la soupe de poulet au lait de coco citronné

À prévoir : environ 15 minutes de préparation et 25 minutes de cuisson. Les durées restent indicatives : la taille des morceaux de poulet et l’intensité du feu comptent davantage qu’un minuteur seul.

Les ingrédients pour quatre bols

  • 400 g de poulet désossé, de préférence des hauts de cuisse, coupé en morceaux d’environ 2 cm ;
  • 400 ml de lait de coco non sucré ;
  • 600 ml de bouillon de volaille non salé ;
  • 200 g de champignons, par exemple des pleurotes, nettoyés et coupés ;
  • 25 g de galanga, détaillé en fines tranches ;
  • 2 tiges de citronnelle, dont on utilise la partie tendre écrasée puis coupée en tronçons ;
  • 5 feuilles de combava, aussi appelé makrut ;
  • 1 à 2 cuillères à soupe de sauce poisson pour commencer ;
  • 2 à 3 cuillères à soupe de jus de citron vert, à ajuster ;
  • 1 cuillère à café de sucre, facultative ;
  • 0 à 2 petits piments, selon votre tolérance ;
  • quelques feuilles de coriandre pour servir.

Gardez un peu de bouillon et de jus de citron à portée de main pour la finition. Je préfère commencer avec moins de sauce poisson, puis goûter : selon la marque et le bouillon utilisé, le niveau de sel peut varier nettement.

Le galanga mérite sa place dans le panier

Il ressemble au gingembre, mais son parfum n’est pas identique. Dans son explication du tom kha gai, la cuisinière thaïlandaise Pailin Chongchitnant rappelle que « kha » désigne justement le galanga. Avec la citronnelle et les feuilles de combava, il forme la base aromatique de cette soupe.

Si vous n’en trouvez pas frais, cherchez du galanga surgelé en épicerie asiatique. Le gingembre peut dépanner pour une soupe adaptée à votre placard, mais le résultat aura un autre goût. Inutile de le présenter comme un remplacement invisible.

Pour le coco, prenez du lait de coco culinaire non sucré, plutôt qu’une boisson végétale très diluée ou une préparation sucrée pour dessert. Les champignons de Paris peuvent remplacer les pleurotes si nécessaire : c’est une adaptation facile, sans changer la logique de la recette.

La préparation, dans le bon ordre

  1. Faites infuser les aromates. Versez le bouillon dans la casserole avec le galanga, la citronnelle et les feuilles de combava légèrement déchirées. Portez à petit frémissement et laissez infuser environ huit minutes. Ajoutez un piment écrasé si vous souhaitez parfumer l’ensemble ; gardez les autres à part pour ajuster les bols.
  2. Ajoutez le lait de coco et le poulet. Mélangez doucement, puis ramenez à un frémissement régulier. Évitez une ébullition violente. Comptez d’abord huit à dix minutes, en remuant de temps en temps pour séparer les morceaux.
  3. Incorporez les champignons. Poursuivez la cuisson quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils soient tendres et que le poulet soit cuit à cœur. Vérifiez les morceaux les plus épais : ils doivent atteindre 74 °C avec un thermomètre alimentaire. Prolongez si nécessaire.
  4. Retirez du feu et assaisonnez. Ajoutez une cuillère à soupe de sauce poisson, deux de jus de citron vert, puis goûtez. Complétez petit à petit. Le sucre est facultatif ; ajoutez-en seulement si l’équilibre vous semble meilleur ainsi.
  5. Servez sans les morceaux fibreux. Retirez les tronçons de citronnelle, les tranches de galanga et les feuilles de combava, ou prévenez clairement les convives qu’ils servent à parfumer le bouillon. Répartissez la soupe et terminez avec la coriandre.

Pour éviter d’avoir à trier les aromates au service, vous pouvez aussi filtrer le bouillon après l’infusion, avant d’ajouter le lait de coco. Le parfum sera moins prolongé pendant la cuisson, mais les bols seront plus simples à manger.

Goûter, puis corriger par petites touches

Trop salé ? Allongez avec un peu de bouillon non salé ou d’eau, puis réévaluez l’acidité. Ajouter du citron ne retire pas le sel. Trop riche ? Un peu de bouillon et quelques gouttes de citron vert peuvent rendre l’ensemble plus léger en bouche.

Trop acide ? Ajoutez un peu de lait de coco ou de bouillon avant d’envisager davantage de sucre. Pas assez parfumé ? Ne compensez pas seulement avec la sauce poisson : c’est souvent du côté des aromates et de leur infusion qu’il faut regarder pour la prochaine casserole.

Pour servir des personnes aux goûts différents, laissez les piments supplémentaires à table. Le tom kha kai peut être peu piquant : le contraste entre coco, galanga et citron reste présent sans chercher une sensation brûlante.

Variantes et accompagnements

Une version sans viande peut utiliser du tofu ferme et du bouillon de légumes. Remplacez aussi la sauce poisson par une sauce adaptée, par exemple du soja, en vérifiant les ingrédients et les allergènes. Changer seulement le poulet ne suffit pas à rendre la soupe végétarienne.

Servez du riz jasmin à côté pour transformer les bols en repas. Si vous cherchez une autre soupe thaïlandaise, le tom yum kung aux crevettes permet d’explorer un autre équilibre. Et pour une idée sucrée à préparer séparément, gardez la recette du roti thaïlandais à la banane.

Conserver les restes sans laisser traîner la casserole

Selon les recommandations de l’USDA sur les restes cuisinés, placez-les au réfrigérateur dans les deux heures, ou dans l’heure si la température ambiante dépasse 32 °C. Répartissez la soupe dans des récipients peu profonds pour accélérer le refroidissement.

Conservez à 4 °C maximum et consommez sous trois à quatre jours. Réchauffez la portion nécessaire jusqu’à 74 °C à cœur, en mélangeant pour répartir la chaleur. Ajoutez ensuite un peu de citron vert ou de coriandre fraîche si vous souhaitez raviver le parfum.

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